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Tome cinquième.
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MÉMOIRES 1)E NAPOLÉON.

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dit qu’un homme de Barbarie, qu’on appelaitcheik Geïlani, habitait près de la Mecque ; lors-que la nouvelle de l’invasion en Egypte fut par-venue dans l’Idjaz arabique, on fut plein d’in-quiétude et on redoubla de ferveur. Ce cheikfaisait la prédication et engageait les autres àfaire leurs efforts pour protéger la religion. Illeur lut un livre composé pour la circonstance.Beaucoup de monde fut électrisé par ses paro-les et sacrifia son bien et son existence. Ons’assembla au nombre d’environ 600, on s'em-barqua et on prit terre à Cosséir. Cette troupevint s’unir à ceux des gens de Jambo et des au-tres lieux de Saïd, et quelques Turcs de Barba-rie , échappés du combat d’Embabez. A la fin dechaban, on apprit qu’ils étaient du côté deBjerdja et avaient rencontré les Français, qu’ily avait eu une action. Les Mameloucks avaientfui du côté d’Esné avéc Hassan-bey etDjidevi etOsman-bey, serviteur d’Hassan. Il y eut plu-sieurs combats entre les gens de l’Idjas et lesFrançais. Personne ne fut vainqueur, les Idja-liens étaient en petit nombre. Les Français ontétabli une quarantaine à Boulacq; ils ont faitune muraille du côté de la mer du Sud, pourque personne n’y pût passer, et qu’on y restâtun certain nombre de jours.

Le Bamazan , comme nous avons dit, com-