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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 4°7

avec lui le cheik Sarvi et Arichi. Le généralfrançais, en partant de Salahieh, envoya dire aulieutenant du pacha, au cadi, et à ceux qui de-vaient aller avec lui, de se rendre à Salahieh,pour qu’ils se trouvassent toujours à la distanced’une journée de lui. Ils entendirent dire queles Arabes les attendaient sur le chemin. Ilsn’allèrent pas à Salahieh, et s’arrêtèrent à Carin.Les troupes françaises , qui étaient avec eux,prirent les chameaux, et se rendirent auprèsdu général en chef.

La maladie du cheik Mouhamed Déraskilil’engagea à revenir au Caire ; il laissa ses com-pagnons à Carin.

Le sept, l’aga fit couper la tête à un hommeà la porte de Zuvéilé, et il fit pendre une femmeà la fenêtre de la fontaine , et à côté de la porte.Dilois, chef de la police de Califé , fit prendrede ceux qui apportaient du grain, des impôtsextraordinaires. S’ils ne les payaient pas, il lesempêchait de vendre. Les marchands allèrentse plaindre au chef des français . Dans ce mo-ment l’émir Zulficar se trouvait chez lui. Il lesaida de ses paroles.

Le cheik de la ville envoya chercher Dilois,et lui ordonna de rendre ce qu’il avait pris auxmarchands de blé. Quelques-uns de ses domes-tiques lui dirent que c’était Zulficar qui l’avait