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Tome cinquième.
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446 MÉMOIRES DE NAPOLEON .

Caire , qui serait catli, comme c’était l’usage chezles rois d’Egypte ; ils choisissaient les cadis paimiles ulémas du pays. Quand on lut cette lett'e,tous s’écrièrent : Nous prions tous le général enchef de pardonner au fils du cadi, parce qu’ilest étranger et d’une naissance illustre; si sonpère s’est uni à Mustapha Kéthouda , le fils estresté dans l’obéissance. Nous vous prions do lelaisser retourner chez lui ; sa mère et sa famillesont dans un grand chagrin ; nous savons quele général en chef est compatissant. Le cheikSadat parla aussi dans le même sens, il allajusqu’à dire : Les Français disent toujours qu’ilssont amis des Osmanlis, ce fait apportera lessoupçons, on pensera que les Français ne sontpas sincères, surtout parmi les habitants. Ledrogman interpréta ce discours au lieutenant,qui répondit : Cette prière sera acceptée quandvous aurez suivi les ordres du général, c’es:-à-dire, désigné par le sort un cadi„pour la vile,autrement il pourrait vous arriver malheur. Onvota, et le nom qui sortit fut celui du ctuik-el-Arichi-el-Anefi. Ensuite on écrivit une péti-tion qui rapportait ce qui s’était passé dans las-semblée, et la prière de tous les assistants, quisignèrent. Le lieutenant la porta chez le géné-ral en chef, et lui fit connaître tout ce qui s’é-tait passé et ce qu’avait dit le cheik Sadat. Le