RELATION ÉGYPTIENNE. 44?
général se fâcha contre le cheik Sailat, et or-donna qu’il parût le soir chez lui. Quand il vint,le général lui fit des reproches; le cheik Mou-ham<ed-Muhdi, président du divan, intercédapour lui et calma sa colère. Il resta une partiede la nuit chez le général, ensuite celui-ci luidit de se retirer.
Le samedi on s’assembla à la maison de Dugua,lieutenant. De là, tout le monde monta à che-val avec le cheick Ahmed-el-Arichi, et on le con-duisit à la maison du général en chef. Il y futrevêtu d’une pelisse de prix. Le général en cheflui promit qu’il relâcherait le fils du cadi dansvingt-quatre heures. Sa famille s’était réfugiéedans la maison du cheik Marouki.
Après que le nouveau cadi eut été revêtu,tout le monde remonta à cheval, et on le con-duisi t au grand palais de justice qui se trouveentre les deux kiosks.
Le samedi, on relâcha le fils du cadi, qui seréunit à sa famille; les membres du divan l’ac-compagnèrent et passèrent dans les rues, pourque Ile peuple le vît sain et sauf, et qu’on ces-sât de parler. On écrivit des affiches que l’onplaça dans les rues. C’était la réponse à la péti-tion du divan.
«Legénéral en chef Bonaparte, commandant