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torité d’ordonner à ses soldats de livrer leursarmes et de recevoir des chaînes?
4° Il n’est presque pas de batailles où quel-ques compagnies de voltigeurs ou de grena-diers, souvent quelques bataillons ne soientmomentanément cernés dans des maisons, descimetières, ou des bois. Le capitaine ou lechef de bataillon , qui, une fois le fait constatéqu’il est cerné, ferait sa capitulation, trahiraitson prince et son honneur. Il n’est presquepas de bataille où la conduite tenue dans descirconstances analogues n’ait décidé de la vic-toire. Or, un lieutenant-général est à une ar-mée, ce qu’un chef de bataillon est à une di-vision. Les capitulations faites par des corpscernés, soit pendant une bataille, soit pen-dant une campagne active, sont un contrat,dont toutes les clauses avantageuses sont enfaveur des individus qui contractent et donttoutes les clauses onéreuses sont pour le princeet les autres soldats de l’armée. Se soustraireau péril pour rendre la position de ses cama-rades plus dangereuse, est évidemment unelâcheté. Un soldat qui dirait à un comman-dant : « Voilà mon fusil, laissez-moi m’enaller dans mon village, » serait un déser-teur en présence de l’ennemi, les lois lecondamneraient à mort. Que fait autre chose
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VII.