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Tome septième.
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MATÉRIAtIX POtTR SERVIR A LTlISTOIRK. 47*

timent secret nous disait même que nous étionsperdus si elles étaient accordées, car notre ar-mée ne pouvait ni rester où elle était ni rentrerdans ses garnisons, sans qu’une surprise, possibledans tous les moments, n’exposât la sûreté del’état. On ne songea plus qu’à se battre.

L’armée alors offrait un spectacle magnifique.On connaît la tenue des troupes prussiennes.Outre ce que leur extérieur avait d’imposant,qu’on se représente le nombre des troupes, etl’abondance de toutes choses, et la joie qui bril-lait sur tous les visages, et cette impatience dela bataille, et cette certitude de la victoire, quiest contagieuse comme la peur, et ces vieux gé-néraux, à la contenance modeste, dont les ridesrappelaient les exploits de Frédéric, et ces jeu-nes officiers à la contenance provoquante, quise promettaient bien de les effacer ; l’observa-teur le plus sage avait besoin de se recueillirpour n’être pas dérouté, et les prophètes eux-mêmes étaient moins sombres quand ils ne sedéfendaient pas de ce coup-d’œil.

L’instrument était admirable. L’artiste , quoi-que jugé par ses pairs, resta au-dessous de leurattente. Tout fut chez le duc indécision et fai-blesse. L’âge avait glacé cet homme dont la vieavait eu de si beaux moments. Il ne put se résou-dre à riep entreprendre que le dernier homme