RELATION DE LA CAMPAGNE DE l 8 J O. a6f)
puis l’arrivée de Bulow, pour pouvoir céder denouvelles troupes au maréchal, ou lui portersecours.
La division d’infanterie du général Durutte ,I er corps , a presque seule supporté l’attaque ducentre, qui était la plus importante, et elle s’ysoutenait avec les plus grands efforts, lorsquele maréchal demanda le secours de la cavalerie,pour remplir l’intervalle qui s’agrandissait deplus en plus, entre le I er et le a e corps.
Le canon des Prussiens, qu’on entendait surnos derrières, ne laissait pas que de nous inquié-ter. A la vérité, pour détruire cette fâcheuseimpression , l’empereur envoya ses aides-de-camp avec ordrê de répandre sur toute la ligneque ce canon était celui de Grouchy .
Il était six heures , l’empereur faisait ordon-ner en même temps de renouveler l’attaque ducentre qui s’était ralentie ; mais il fallait de l’in-fanterie fraîche, pour recommencer, et le maré-chal n’en avait plus à sa disposition. La moitiédes soldats qui avaient commencé la bataille ,étaient morts ou blessés ; l’autre moitié , haras-sés, manquaient de cartouches. Le maréchal enfit informer l’empereur par son premier aide-de-camp, en lui faisant demander de nouvellestroupes.
L’empereur répondit: Où voulez-vous que