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que s’ils sortaient du château on leur laisserait vie sauveet leur permettrait d’aller rejoindre les leurs ; mais arrivésau camp qu’ils devaient traverser, les Suisses sont traî-treusement saisis, et le reste de la journée, de même quele lendemain 29, sont employés à pendre ou à noyer cesvictimes d’une horrible perfidie.
Le 1 er mars le duc Charles fait une reconnaissance ducôté de Vaumarcus ; il juge bientôt qu’il lui est nécessaired’occuper ce poste si propre à la défense de la route qu’ilcomptait parcourir plus tard avec son armée. Ce châteautombe le même jour sans coup férir entre ses mains, lesuns disent par surprise (*) et les autres parce que Jeande Vaumarcus était depuis long-temps vendu au duc. Sui-vant quelques historiens, ce fut contre la volonté positivedes 40 hommes de la comté qui gardaient le château deJean de Vaumarcus, que celui-ci en remit les clefs entreles mains du Bourguignon : quoi qu’il en soit, ces hommesfurent renvoyés dans leurs quartiers, et le seigneur Jeanse livra au duc dont il épousa la mauvaise fortune. Cedernier laissa une garnison de 400 hommes des siens sousle commandement de Rosimboz et il retourna à Grandson ,où il fit publier à son de trompe que le lendemain sonarmée fût prête à partir pour Neuchâtel .
Mais les Suisses l’avaient devancé. Toute la lisière dupays qui borde le lac, du pont de Thielle à Bevaix , étaitcouverte de confédérés marchant gaîment au combat etbrûlant de venger leurs camarades égorgés à Grandson .Ceux qui se trouvent à la tête de la colonne sont dès lepoint du jour en face de Vaumarcus . Rosimboz sort avec
(*) C’csl l’expression (le la chronique- des chanoines.