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Tome premier.
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74 BATE BE LA BATAILLE BE GIUNDSON

sa troupe pour les attaquer ; mais les Suisses lui courent sus,et à peine a-t-il le temps de se retourner, de rentrer dansses murs et d’en fermer les portes après lui. Cependant lacolonne des confédérés poursuit sa marche ; la tête netarde pas à avoir des engagemens avec les avant-gardesennemies qu’elles culbute d’emblée. Le terrain devenantde plus en plus favorable à l’armée suisse , celle-ci donneplus de développement à ses lignes, tombe ainsi et detoutes parts à l’improviste sur l’ennemi, qu’elle renverseet qu’elle poursuit jusqu a deux lieues au-delà de Champ-vent. Le duc abandonné de tous les siens qu’il avaitcherché plusieurs fois à rallier, mais toujours en vain, etqui dans cette action avait donné des preuves non équi-voques de son courage et de ses talens militaires, se voitlui-même obligé de tourner le dos à l’ennemi et de re-prendre le chemin de Jougne, accompagné de quelquesfidèles seulement.

Un butin immense fut le lot des vainqueurs, qui sur15,000 qu’ils étaient, n’eurent que 50 hommes de tuéset 300 blessés, tandis que les Bourguignons laissèrent unmillier de morts sur le champ de bataille. Les derniersennemis qui étaient restés dans le château de Grandson payèrent de leur vie l’infâme trahison du duc. La gar-nison de Vaumarcus fut plus heureuse ; elle parvint à s’é-chapper du château, dans la nuit du 2 au 3, par une po-terne située du côté du nord. Le 3 au matin, les chevauxqu’ils avaient laissés dans la cour donnaient encore lechange aux Suisses chargés de surveiller la garnison,alors que Itosimboz avec les siens netaientplus très-éloi-gnés de mettre le pied sur le sol bourguignon.

Ces faits sont connus ; aussi n’avons-nous pas voulu