280 LE COMTÉ DE BOURGOGNE
tant les cours de l’académie, et en particulier ceux du célèbrepubliciste Jean-Philippe Oldenburger , qui reçut à cette occasionle titre de leur conseiller.
(16) Id. 427, 428.
P) Id. 48G, 487.
O 8 ) Recherches sur Salins, par M. Béchel, II, 89.
( 1 9 ) Mémoires manuscrits du card. de Granvelle XVI. f° 222.
( 20 ) Sans doute que la situation des lieux a dû avoir uue grandeinfluence sur leurs dénominations, suivant qu’ils étaient établissur une hauteur, au pied d’une montagne, près des rochers, dansles vallons, les prairies, les champs; au voisinage d’une forêt,de buissons ou d’un bouquet d’arbres; sur un chemin, une ri-vière, un ruisseau, un étang; près d’une fontaine, d’une égliseou d’une chapelle, etc. D’autres noms ont été tirés de la formedes lieux, de leur plus ou moins d’étendue, du nombre des mai-sons, de leur apparence; et d’autres encore, simplement appel-latifs d’habitations, sont devenus propres à certaines localités.Tout cela néanmoins ne détruit pas ma conjecture.
( 21 ) Un Bourguignon appelé Girard s’était fait recevoir bour-geois de Neuchâtel . Il possédait des biens libres dans le voisi-nage de cette ville. Les ayant offerts en fief au comte Louis,en 1345, il leur donna le nom de son lieu d’origine, Bellevaux.Ce nom désigne une abbaye de Giteaux, fondée en 1119 dans lecomté de Bourgogne, et un couvent de filles au pays de Vaud ,qui remonte au milieu du treizième siècle. — Les habitants deBussi, près de Valangin , n’ayant pu obtenir de leur seigneur l’af-franchissement de la main-morte qu’ils avaient sollicité avec devives instances et l’offre d'une indemnité convenable, abandon-nèrent cette localité avec leurs familles, leurs bestiaux et leursmeilleurs effets. Le sire de Valangin les poursuivit sans les at-teindre jusqu’à Auvernier . Déjà ils avaient traversé le lac d’oùils marchèrent au hasard jusqu’à une contrée encore déserte, àquelque distance de Moudon. Là, du consentement du duc de Sa-voie , ils élevèrent un nouveau Bussi (1498) dont la populationse porte aujourd’hui à cent-cinquante âmes. (Conservateur suisseXIII, 242). Dans le voisinage de Besançon , on trouve de mêmele hameau de Busy.