ET l’hELVETIE, Dès LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 309commissaires nommés par les ducs de Bourgogne et deSavoie, se réunirent à St Claude où ils négocièrent unarrangement pour la répression des désordres que l’in-certitude des limites faisait naître journellement entre lessujets des deux souverainetés ( 6 ). En 1421, le 4 avril,de nouveaux députés eurent la mission spéciale de con-clure un accord semblable pour le comté de Bourgogneet la Bresse ( 7 ).
Des difficultés encore plus sérieuses s’élevèrent peuaprès avec le seigneur de Valangin. Jean de Fribourg ,comte de Neuchâtel, par sa haute influence en Bourgo-gne , était parvenu à repousser les plaintes souvent re-nouvelées des officiers de cette province, soutenant queson territoire s’étendait, comme le diocèse de Besançon ,jusqu’à la tour Bayard, dans la mairie des Verrières(1418-1431) ( 8 ). Mais il n’en fut pas de même des pré-tentions de Jean III, comte d ’Arberg , relativement auvillage des Brenets . A la vérité, si l’on admettait sansautre examen les opinions des historiens neuchâtelois , ilne resterait aucun doute « que des familles franc-com-» toises, venues à l’insçu du sire de Valangin s’établir» entre les vallons du Locle et de Morteau dans un lieu«appelé les Brunettes-Joux qu’elles défrichèrent, furent» sur le point d’en être expulsées ; mais que mieux avi-»sé, ce seigneur leur vendit, le 8 mars 1372, pour la» somme de cinquante écus et une rente de six quartiers«de froment, le territoire devenu dès-lors la commune«des Brenets , et leur donna les franchises dont jouis-» saient depuis neuf mois les villages du Locle et de la«Sagne ( 9 ) ». L’on ajouterait à l’appui un traité de l’an1408, entre son successeur et le comte de Neuchâtel ,disposant « que le ruisseau de Goudebat, depuis sa source