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Tome premier.
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l’ordre aux canonniers de ces deux pièces de les reculerjusqu’au milieu de la cour, et ils commencèrent à tirer troisou quatre coups de canon contre le château. Alors nos sol-dats, comme des furieux , ne voyant plus de ressource peur-eux , commencent à tirer comme des forcenés par les croi-sées , mais avec un tel acharnement que nous parvenonsaprès un quart d’heure de combat à chasser la masse horsde la cour royale. Un capitaine , quelques officiers et en-viron cinquante soldats vont s’emparer de trois pièces decanon qui étaient près de la porte royale, et conséquem-ment exposées à une grande partie du feu de la place duCarrousel ; ils les amènent sous le vestibule du château.Un autre capitaine, plusieurs officiers (*) et à peu près lemême nombre de soldats vont s’emparer également aussi,près de la porte du vestibule, dmcôté du jardin, de deuxpièces de canon.

Ces deux expéditions ne se firent pas sans perdre assezde monde ; mais ces cinq pièces nous devinrent inutiles,parce que les gardes nationaux avaient pris les gargousses.Nos soldats continuèrent à tirer sur les gardes nationauxet les sans-culottes qui se présentèrent. Mais nous nevoyions pas sans frémir le moment où nos soldats allaientmanquer de munitions. Par un coup du ciel, M. d’fler-villy arrive auprès de nous lorsque nos soldats n’avaientplus de cartouches et nous ordonne de la part du roi denous replier sur l’assemblée nationale. Ce qui se trouvesur la terrasse obéit à cet ordre. Nous traversâmes lesTuileries , accompagnés de coups de canon et d’une grêlede coups de fusil qu’on nous lirait de la porte du Pont-Royal , de celle de la cour du Manège, mais particuliè-

(*) M. de Luzr. ctail du nombre.