UE .1. IÏUGUENIN.
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ment que les chirurgiens ne purent faire tenir les os enleur lieu qu’avec des strubes de fer; elle fut après unlong temps remise assez pour pouvoir marcher, maisavec peine et boiteuse. Voilà comme Dieu fait voir sapuissance à ceux qui contreviennent aux authorités sou-veraines de la justice.
En l’an 1684, il a fait un hiver assez beau, et on re-bâtit un grand nombre de maisons dans la dite année ;les matériaux abondèrent tellement qu’on les eut à meil-leur marché qu’auparavant ; Dieu voulant faire voir auxmortels que s’il abaisse d’un côté, il relève de l’autre. Elplusieurs particuliers de l’état et toutes les communautéspar leurs charités aidèrent beaucoup les pauvres et ceuxqui n’étaient pas commodes. Les vivres et le vin n’étoientpas chers celte année, et on avait autant d’ouvriers etmaîtres charpentiers pour faire les ramures, que de tail-leurs de pierre et maçons pour faire les porteaux, fenes-trages et autres ouvrages de taille, et aussy les enclos,murailles et mitoyennes ; de façon que le village fut re-bâti aussi bien et mieux qu’auparavant, sinon la maisonet bâtiment de commune qui était plus beau et mieuxlogeable avant l’incendie.
En l’an 1637 , Daniel fds feu Iïuguenin Robert ayantune petite difficulté avec un nommé Georges Maillard,lui donna un coup d’épée dans la cuisse, qui fut pousséd’une telle force que la pointe de la lame demeura d’en-viron 4 pouces dedans la chair, sans que l’on en vît au-cunement le bout ; le chirurgien fut contrainct de faireune incision au dedans de la chair pour retirer cettepointe qui y était demeurée environ 4 jours ; cela lui fittant de douleurs que l’on creut qu’il en mourrait, maisil fut si bien pansé qu’il en eschappa.