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tôt ; ce dernier a fait tous ses efforts pour retenirM. Rousseau chez lui, mais il n’a pu parvenir à yréussir. Je suis, etc.
F. L. Perregaux.
N° 23.
A Strasbourg , le 8 novembre 1765.
A M. le colonel Pury.
Je suis ici, cher colonel, depuis une huitaine de jours,et absolument hors d’état de continuer ma route; je pro-fite du loisir de mon séjour pour vous dire un mot,comme vous le souhaitez. Je commence à sentir que jesuis hors de la Suisse par les prévenances et honnêtetésde tout le monde, depuis M. le maréchal jusqu’au der-nier citoyen. Cette bienveillance universelle a aussi soninconvénient, et surtout dans mon état, car la maisonoù j’habite ne désemplit pas depuis le matin jusqu’ausoir. Votre ami, M. Fischer a beaucoup contribué à cetteheureuse disposition, et je lui ai vraiment d’essentiellesobligations , et j’aime à croire que je les tiens en partiede votre recommandation. Il n’y a pas jusqu’au direc-teur du spectacle qui veut me donner une marque d’at-tention , en donnant le Devin du village. Je vais cet après-midi voir la première répétition ; je m’attends que toutcela sera détestable, quoique les acteurs soient pleins debonne volonté et l’orchestre passablement bon ; mais celane suffit pas. Des mains des théologiens me voilà passédans celles des comédiens; c’est à-peu-près la même chose,