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[Tomes II. - III.]
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excepté que ces derniers, quoique mauvais, jouent encoremieux leur rôle, et ne font point massacrer les gens.

J’ai contracté dans la route une ardeur d’entraillesqui ne peut se calmer ; je ne sais ce que cela deviendra.En quelque lieu que finissent mes misères, je vivrai etmourrai plein de reconnoissance et d’attachement pourvous. Je vous embrasse, mon cher colonel, de tout moncœur.

J. J. Rousseau.

J’ai écrit l’ordinaire dernier à mon cher et brave dé-fenseur. C’est de M. Du Peyrou que je parle, car il fautdire lequel. Je ne tarderai pas d’écrire aux autres. Enattendant, j’ai le cœur plein d’eux et de vous.

N° 24.

A Strasbourg , le 13 novembre 1765.

Au même.

C’étoit, monsieur, dans l’intention de m’entreteniravec vous plus à loisir que je différois à remplir un de-voir dont mon cœur s’acquittera toujours avec joie;mais je ne dispose pas plus de mon temps ici qu’à Mé-tiers , et quoique rempli par des soins bien différens , ill’est toujours assez pour ne pas rester libre. J’auroisvoulu d’ailleurs vous rendre compte de mon voyage etde son objet ; mais hors d’état de le pousser, du moinsà présent, jusqu’à Berlin , je suis encore indécis sur leparti que je prendrai ; selon toutes les apparences je medéterminerai à passer ici le reste de l’hiver. Les bontésde M. le maréchal et les caresses de tout le monde, m’as-