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surent de l’y passer agréablement ; et en vérité, aprèstant de secousses déplaisantes, j’ai le plus grand besoind’un repos aussi doux que je le trouve ici. Cependant jen’ai point encore pris de résolution, et comme elle dé-pend beaucoup, non seulement de mon état, mais del’avis de milord Mareschal à qui j’ai écrit et dont j’attendsla réponse, je ne veux pas attendre la fin de mon incerti-tude pour vous témoigner, monsieur, la vive recon-noissance que j’emporte et que je conserverai toute mavie, pour toutes les bontés dont vous m’avez honoré etpour le zèle ardent et généreux que vous avez mis à madéfense selon les intentions du roi et de milord Mareschal.J’emporte de Neuchâtel des souvenirs qui me seront pré-cieux le reste de ma vie, et qui effacent bien dans moncœur les désagrémens qu’on m’y a fait essuyer. Après yavoir joui de votre protection, permettez que je me flattede jouir partout de votre amitié, et croyez, monsieur,que la mienne, ainsi que toute ma reconnoissance, vousest acquise pour le reste de mes jours.
J. J. Rousseau.
Mille choses, je vous supplie, à monsieur le maire dela Côte, ainsi qu’à toute votre aimable famille! Tout cequi vous appartient a sur moi des droits qui ne prescri-ront jamais.
Je vous prie de vouloir bien faire dire à M. Du Peyrouque je reçois en ce moment son paquet N° 6. 11 m’estimpossible de me ménager actuellement le moment delui écrire, d’autant moins que je veux m’entretenir àmon aise avec lui.