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[Tomes II. - III.]
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qui puisse veiller et soigner M. son fils, jusqu’à son ar-rivée auprès d’elle. Pour moi j’ai fait ici tout ce que j’aipu sans me rebuter jamais de rien : je suis dans l’impos-sibilité d’en faire davantage et de l’accompagner moi-même. Au reste, il est, quant à la santé, très en état desoutenir le voyage ; mais soit que le désir de vous em-brasser me grossisse le besoin de vous voir ici, soitqu’en effet les objets soient tels qu’ils me paroissent, jen’aurai plus l’esprit en repos si je le vois partir sans vous.Bon jour, mon colonel, je vous embrasse de tout moncœur, en attendant la réalité.

Mille choses respectueuses et tendres, je vous supplie,à cette excellente maman. Je suis extrêmement touché deses bontés et de sa reconnoissance. Mon cœur, je vousl’avoue, avoit un peu besoin de celte consolation. Vouspouvez au besoin montrer celte lettre à M. Du Peyrou ;mais il convient, je crois , d’attendre l’occasion , et en at-tendant vous pourrez fonder votre voyage sur votre in-quiétude et celle de madame la commandante , etc.

N° 26.

A Trye, le 6 janvier 1768.

Au même.

Où est-il donc, ce bon colonel? Pourquoi déjà si loin?Que ne puis-je encore l’embrasser à mon aise pour le bonet grand bien qu’il m’a fait? Pourquoi l’émotion de nospremières alarmes nous empêcha-t-elle de nous voiraussi tranquillement que nous eussions fait en tout autre