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temps? En vérité nous mériterions bien tous d’en avoirun dédommagement après tant de peines, et je vous jurequ’il entreroit bien dans les vœux de mon cœur de lepasser auprès de vous. Je vous embrasse bien tendrementet avec autant de sincérité que peu de cérémonie.
L’Herboriste de mad. de Portland.
IV.
THÉRÈSE LE VASSEUR, SECRÉTAIRE DE J -J. ROUSSEAU .
Ce fut en 1745 que Rousseau fit connaissance deThérèse Le Vasseur , et c’est de cette année que datentses liaisons avec elle, liaisons indignes de lui, et quieurent la plus triste influence sur sa vie. Il finit par épou-ser cette femme en 1768.
Rousseau lui doit, dit-on, la plus grande partie de sesmalheurs, toute l’amertume des dernières années de savie, son humeur chagrine, sa défiance qu’elle faisaitnaître et alimentait. Dès qu’elle s’ennuyait quelque part,ou que la position n’était plus tenable par suite du com-mérage qu’elle faisait, elle remplissait la tête de sonmaître de rapports vrais ou controuvés, et finissait tou-jours par lui faire envisager comme nécessaire un chan-gement de domicile. A en croire la tradition encore vivanteà Métiers, ce serait ainsi à ces menées essentiellementque Rousseau devrait d’avoir quitté le Val-de-Travers .
Cette femme qui n’avait d’autre qualité que de savoirfaire une bonne cuisine, jouissait, tout en en abusant,de la confiance de Rousseau qui l’employait quelque-