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territoire, à sa nature, à ses produits, à ses ressourcesmatérielles et autres. « Chaque jour la population s’ac-» croît en même temps que son bien-être ; il possède» maintenant 2500 à 3000 hommes en état de porter les» armes. Ses collines et ses vallées sont agréables et fer-» tiles ; on y recueille en abondance des grains de plu-» sieurs espèces et du foin ; les bestiaux y sont nombreux,» et l’on s’applique à leur éducation avec intelligence et» succès. Les revenus annuels se portent à environ quatre« mille écus. » Appréciant convenablement toutes ces cir-constances , le président de Bourgogne , sur un simpleavis que le comte de Challant songeait à se défaire decette seigneurie , s’empressa de lui écrire « qu’il ne pou-» vait la céder qu’au roi d’Espagne . » Par suite de cetteouverture, un agent du comte fut envoyé en Flandre pour entamer des négociations avec le grand comman-deur, Don Louis de Requésens , gouverneur-général, quitout en appréciant l’extrême convenance d’une telle ac-quisition , s’excusa pourtant de rien résoudre. « Les dé-» penses excessives occasionnées par la guerre des Pays-» Bas ne permettaient point, disait-il, de disposer des» 40,000 ducats exigés pour le dégrèvement de cette pro-» priété. » Cependant des offres formelles, venues d’autrepart, ayant été faites récemment au comte , ce seigneur,qui désirerait pour une foule de raisons, donner la préfé-rence au roi d’Espagne , propose un moyen terme , quiserait de lui remettre comptant 20,000 ducats , indispen-sables pour affranchir le territoire de Valangin de pa-reille somme par lui due au canton de Berne , sauf aumonarque à lui payer le surplus par quelque rente assi-gnée sur le Milanais ou tout autre province soumise à sadomination. Dans le cas où Philippe serait disposé à en-