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[Tomes II. - III.]
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treren négociation, le vendeur désirerait encore que S. M.chargeât ses ministres en Bourgogne de se transportersur les lieux pour en prendre une connaissance exacte etcomplète; et à vue des renseignemens qu’ils auraient four-nis , l’ambassadeur d’Espagne à Rome pourrait termi-ner l’affaire avec le comte, que ses fonctions actuelles re-tiennent dans cette résidence. Il importerait surtout del’expédier sans retard, parce que le gouvernement deNeuchâtel , sur le simple bruit de la proposition faite auroi d’Espagne , a déjà commencé à susciter des embarras« en remettant sur le tapis certaines prétentions surannéesde mouvance féodale , qui n’ont aucun fondement, il estvrai, mais qui ne laissent pas de nuire dans les circons-tances présentes. » Il y aurait d’ailleurs un moyen desimplifier la question d’argent; ce serait que le roi se char-geât de payer aux Bernois, comme l’a fait jusqu’ici lecomte, l’intérêt à cinq pour cent des 40,000 ducats pourlesquelsYalangin leur est hypothéqué; et dans le cas oùils refuseraient de souscrire à cette substitution de débi-teur, S. M. pourrait trouver aisément, ce semble, lasomme nécessaire , au moyen d'un emprunt négocié avecses sujets de Bourgogne , qui sont en relations continuellesd’affaires commerciales avec l’état de Berne .

L’ambassadeur Zwninga envoya ce mémoire en Es-pagne , en l’accompagnant d’une lettre écrite le 30 sep-tembre , dans laquelle il expose au roi son maître « que» le comte de Challant , frère du cardinal de Madruce, ac-» tuellement ambassadeur de Savoie à la cour de Rome ,» propose la cession du pays de Valangin , limitrophe du» comté de Bourgogne, qui conviendrait fort à Sa Ma-» jesté , sous la condition d’un territoire équivalent dans» le royaume de Naples , ou d’une rente sur l’état de Mi-