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[Tomes II. - III.]
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1501. Véritablement, ce fut avec beaucoup de prudencequ’ils s’allièrent de la sorte ; car il y a beaucoup d’appa-rence que les Suisses se fussent saisis du comté de Neu-châtel pendant les guerres qu’ils eurent avec Charles ,dernier duc de Bourgogne , si le respect de ces alliancesne les en eût empêchés, et surtout après qu’ils eurentgagné les fameuses victoires de Grandson et de Morat ;et sans cette même considération , il est croyable que laville et canton de Berne n’eût pas refusé les offres del’empereur Maximilien, qui leur offrait ce pays à vilprix, puisque cet état serait non seulement à la bien-séance des Suisses ; mais, qui considérera bien sa situa-tion, jugera facilement qu’il est presque nécessaire poursa conservation. Ces mêmes alliances furent un des pluspuissans motifs qui les obligea de restituer ce comté àJeanne de Hochberg , après qu’en l’an 1512, ils eurentpris prétexte de s’en saisir, en ce que Louis d’Orléans,comte de Neuchâtel , son mari, était au service du roi deFrance , qui était alors en guerre avec eux. Car les sei-gneurs de Berne , qui en vertu de leur alliance peuventtirer des avantages de ce comté, à l’exclusion des autresSuisses , s’employèrent avec soin pour le faire rendre àJeanne de Hochberg , afin de n’être pas frustrés de cesavantages particuliers; mais la crainte que les cantonseurent que ce comté ne tombât entre les mains de quel-que prince qui leur fût formidable, les obligea , en le luirendant en 1529, de le remettre, à condition que Jeannede Hochberg , ses hoirs et successeurs le posséderaient etque les alliances subsisteraient en leur force. Or, lesSuisses étant obligés par ces considérations à la conser-vation de cet Etat, il ne faut pas douter que la crainteque l’on a eue de les choquer, ne l’ait maintenu contre

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