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[Tomes II. - III.]
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veut faire un voyage outre mer, ou devenir chevalier,quand il le faut racheter de prison, et lorsqu’il veut ac-quérir quelque terre. J’ai déjà dit ci-devant que l’empe-reur Charles IV leur donna, il y a passé 300 ans , pleinepuissance de battre toute espèce de monnaies d’or et d’ar-gent et d’établir un nouveau péage. Enfin, on peut rai-sonnablement croire que pendant qu’ils reconnaissaientl’empire, ils étaient, en outre, en possession des autresdroits, prérogatives , libertés, privilèges, et du libre exer-cice du droit de leur territoire, que la plupart des princesd’Allemagne qui relèvent de l’empire possèdent aujour-d’hui. Car il est vraisemblable qu’ils les ont eus aussi bienque les autres droits dont il est fait mention ci-dessus,puisqu’il ne paraît aucune marque du contraire, ni qu’au-cune autre personne en ait joui. Il semble après cela quela prescription ne leur a dès-lors rien acquis d’autre , si-non la seule indépendance de l’empire et ses droits royaux,lesquels en sont inséparables. Mais pour ne m’arrêter pasdavantage sur les droits de l’empire, je passerai aux pré-tentions que les princes d’Orange ont sur le comté deNeuchâtel , lesquelles je suis obligé de réfuter, afin defaire voir qu’il ne leur appartient pas ni comme fief, niautrement.

J’ai déjà dit ci-devant que les comtes de Neuchâtel ,en succédant à ce comté, l’ont repris l’un après l’autrede la maison de Châlon, dès la première inféodationjusqu’à Rodolphe d’Hochberg, lequel fit une déclarationl’an 1458, de le vouloir aussi reprendre en la formede ses prédécesseurs. Le prince d’Orange fit difficultéd’accepter ses offres et de le recevoir à la prestation defoi et d’hommage. Mais je n’ai pas pu trouver précisé-ment la raison qu’il en eut, parce que les titres qui