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[Tomes II. - III.]
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Longueville sont fondées sur le traité de mariage d’Alixde Châlon et sur le testament de Jean de Châlon, sonpère, qui sont des litres très-valides par le moyen des-quels ils sont fait possesseurs, de bonne foi, depuis lamort de Philibert de Châlon , de tout le droit de fief quela maison de Châlon avait sur le comté de Neuchâtel .

De tout ce que je viens de dire on peut raisonnable-ment conclure : que le comté de Neuchâtel a été de touttemps un fief de l’empire ; qu’il était libre et indépendantcomme les autres comtés du voisinage ; qu’il a été tenuen fief de la maison de Châlon , mais qu’il en est à pré-sent entièrement quitte et exempt, et que l’empire n’ypeut prétendre aucun droit, étant à présent un état sou-verain qui ne dépend d’aucun autre. Outre que les comtesde Neuchâtel relevaient de la maison de Châlon , il setrouve encore qu’ils tenaient le Vauxtravers en fief ducomte de Bourgogne , seigneur de Salins ; car comme onle voit par un acte de l’année 1237 , Berthold, seigneurde Neuchâtel , lui fit hommage de tout ce qu’il possédaitau Vauxtravers excepté le péage, la chasse et les hommesroyaux. Il est dit que cet hommage est devant tous au-tres, hormis celui de l’empereur son seigneur; en échangele comte de Bourgognê lui promet de l’aider contre tous.Par un autre acte de 1358, on remarque que Louis ,comte de Neuchâtel, vendit à Albert, duc d’Autriche ,pour 2,000 gulden le Landeron qui lui appartenait enpropre , ensuite de quoi il le reprit en fief de lui, et en1369, il le reprit encore une autre fois de Léopold, ducd’Autriche. Les comtes de Neuchâtel en usèrent sansdoute de la sorte pour acquérir la protection de cesprinces, qui leur pouvait être avantageuse contre leursennemis, tout ainsi que je l’ai déjà dit louchant la mai-