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[Tomes II. - III.]
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nécessaire pour procéder et juger de cette question plusnettement et plus solidement. On reconnaît par devieux titres, qu’il y a eu souvent plusieurs co-seigneurspendant la durée de la famille de Neuchâtel , laquelle aété la première des quatre qui en ont eu la domination ;mais comme on ne trouve guère de leurs partages, jerapporterai tout ce qui pourra servir pour donner quel-que connaissance de ceux que l’on n’a pas et pour enéclaircir les conditions, en même temps que je ferai men-tion de ceux qui se rencontrent.

Pour commencer par la seigneurie de Valangin , il estcertain que l’un des fils d’un comte de Neuchâtel l’aeue en partage ; mais ne s’en trouvant aucun acte, onn’en peut savoir les conditions et réserves , que par desconjectures tirées des traités que les seigneurs de Va-langin ont faits depuis avec les comtes de Neuchâtel ; cardepuis ce partage ils eurent plusieurs différens entreeux, lesquels produisirent à la fin une guerre ouverte.Jean d’Arberg et Thierry son frère , seigneurs de Valan-gin, recherchèrent la protection de Pierre, évêque de Bâle ,pour se maintenir, et lui donnèrent l’an 1295 , leur for-teresse appelée la Neuve-ville qu’ils avaient bâtie au Val-de-Ruz, avec leurs gens et biens censables, lesquels ilsreprirent en même temps en fief de lui. Mais nonobstantl’assistance qu’ils en reçurent, ils furent vaincus la mêmeannée et faits prisonniers par Rodolphe comte de Neu-châtel en la plaine de Coffrane. Cela fit faire la paix quel’évêque de Bâle ratifia l’an 1296, la veille de l’assomp-tion de la bienheureuse Vierge. Cette même année lesdits Jean et Thierry résignèrent le Val-de-Ruz et les for-teresses de Valangin et de la Neuveville , ensemble lesgens, les biens, le fond et les autres jouissances, pâ-