— 190 —
1er au frère du comte de Neuchâtel des biens en échangeet à proportion de ce qu’en eurent François d’Orléansl’oncle , le duc de Nemours , ou le comte de Saint-Pol.
C’est par toutes ces raisons que je crois avoir suffisam-ment prouvé que le comté est indivisible, et il me sembleque par la coutume constante et perpétuelle des comtesde Neuchâtel , l’aîné doit succéder seul au comté. CarRodolphe de Neuchâtel étant mort, Amédée l’aîné de sesfils fut seigneur de Henri qui était son cadet, lequel luifit hommage lige de la part des terres qui lui échurent.On voit de même dans le traité de paix qui fut fait entreles comtes de Neuchâtel et les seigneurs deValangin, queRodolphe était comte à l’exclusion de Jean et Richard sesoncles. Ulrich fut aussi comte de Neuchâtel parce qu’ilétait l’aîné du père d’un certain Berthold son neveu.Louis n’ayant laissé que deux tilles, Isabelle l’aînée futcomtesse et sa sœur Yarène était sa vassale, tant ilsétaient religieux observateurs de cette coutume, qu’ellefut même en usage entre des filles. La très-illustre fa-mille de Longueville en produit trois exemples bien con-sidérables. Comme Jeanne de Hochberg fut morte et qu’ils’agit du partage de ses biens, François son troisième filsqui était encore en vie, ne put avoir le comté de Neu-châtel , qui vint préférablement à son neveu Françoiscomme étant fils de son aîné. Léonor d’Orléans , fils deFrançois d’Orléans duc de Longueville, fut encore pré-féré au duc de Nemours, fils de Charlotte d’Orléans sasœur par la sentence des seigneurs de Berne , soit parcequ’il descendait de l’aîné, soit parce qu’il était descendud’un mâle. Enfin S. A. S. de glorieuse mémoire a eu cecomté nonobstant les prétentions que le comte de Saint-Pol son oncle et ses tantes y avaient, et ce fut encore à