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de lui, comme un vieux serviteur de sa famille et unhomme dévoué à ses intérêts.
On fait remonter la fondation de la chapelle de St.-Guillaume aux temps du comte Jean de Fribourg . Celan’est exact qu’autant qu’il s’agit du hors-d’œuvre cons-truit devant la porte principale, au bout delà nef du côtédu donjon, car il existait longtemps auparavant une cha-pelle placée sous le vocable de St.-Guillaume. Ainsi nousvoyons par un acte de 1281, que St.-Guillaume avaitdéjà un autel dans la collégiale ; nous rapporterons plusbas des actes de 1322 et 1371, avec d’autres d’une épo-que postérieure et relatifs à cette même chapelle. Un do-cument de 14-30 parle entre autres de deux chapelles ap-partenant à l’autel de St.-Guillaume et dotées depuislongtemps ('). On rapporte généralement à l’annéel457,la construction de la chapelle, connue encore aujourd’huisous le nom de notre saint. L’acte de cette date parle seu-lement d'une fondation de messes dans cette chapelle, quiétait probablement bâtie depuis quelques années , car lecomte Jean avait déjà acheté en 1446, par acte du 27 mars,la maison de la prévôté sise entre le donjon et l’église ( 2 ).
On a donné à notre saint plusieurs titres. îl porte quel-quefois celui de confesseur. Ce mot se prend dans des ac-ceptions différentes ; on désigne par-là le chrétien qui aprofessé publiquement sa foi, et celui qui a souffert pourelle , ou du moins, qui était prêt à mourir pour la causede Christ. Par martyr, l’on n’entendait pas non plus seu-lement ceux que l’on avait fait souffrir ou mourir ; maisaussi ceux qui, sans avoir été exposés à des tortures,
(') V. infra p. flâ.
( 2 ) Archives du Prince , n" h ■