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2 (1848) Terrain quaternaire ou diluvien et terrain tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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FORMATION ERRATIQUE

sableux coquilllers des côles de la Norwège, du Danemark , elc.,et les césars de la Suède , lesquels sont plus récents que cesmêmes dépôts, et appartiennent au commencement de lépoque ac-tuelle {ante, vol. I, p. 6A5). Que la direction de ces œsars soitsouvent celle des stries et des sillons, cela nimplique ni leurcontemporanéité, ni leur communauté dorigine, mais indique seu-lement que le relief des accidents du sol émergé ou non, étant àpeu près le même aux deux époques, les causes des uns et desautres ont été influencées de la même manière, et se sont mani-festées suivant des directions semblables, étant déterminées par despentes qui se trouvaient aussi dans les mêmes rapports.

Application Pendant que les géologues parcouraient les plaines et les mon-ae t^uieo.ie la g lles t | u 1101( } p£ uro p e) p 0ur y recueillir les faits les plus pro-"' l 'r±r"F08 à jeter quelque jour sur les caractères et lorigine des blocs<ic lEurope , erratiques cl des dépôts meubles auxquels ils sont associés, unethéorie, qui jusque sétait renfermée dans lenceinte des Alpes elle avait pris naissance, ainsi que nous lexpliquerons plus loin,tendait à se propager au-dehors, et dut saisir loccasion de sappuyersur des bases plus larges. M. de Charpentier, lun des promo-teurs de celte théorie qui consistait à attribuer à laction dan-ciens glaciers, beaucoup plus étendus que les glaciers actuels, la plusgrande partie des accumulations de matériaux incohérents que lontrouve au pied des montagnes et vers le fond des vallées, fut aussiun des premiers à lappliquer au phénomène erratique du Nord.

Par suite de la dernière catastrophe qui avait accidenté lhémi-sphère boréal, sur une vaste étendue, dit ce savant (1), le climatdevint plus froid et plus humide quil ne létait auparavant et quilne lest aujourdhui. Pendant la longue durée de cet état climaté-rique, la température estivale était insuffisante pour opérer la fontecomplète des neiges, à partir du 60' parallèle ou à peu près. Lesneiges, qui sétendaient depuis cette limite jusquau 70°, ont ététransformées en glaciers, et au-delà elles sont restées à létat denévé. Ce glacier, ayant pris un développement considérable, a en-vahi le nord de la Russie , jusquà la latitude de Moscou , puis laPrusse, la Pologne , le nord de lAllemagne et sest prolongé peut-être jusquaux côtes orientales de lAngleterre. Il a transporté et

(I) Sur l'application de l'hypothèse de M. Venetz aux phéno-mènes erratiques du, Nord. {Bibt. unie, de Genève , juin 1842,vol. XXXIX , p. 327. Ann. des sc, géol., vol. I, p. 808. 1842.)