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dit le Haut-de-la-Forêt. Il fut bientôt abandonné pour un autrepoint plus rapproché du fond de la vallée, à un kilomètre et demiau sud-ouest de Vie, où, le 19 mai 1819, le sel gemme fut décou-vert pour la première fois à la profondeur de 65 m ,l. Le sondage futpoussé jusqu’à 166"’,12, après avoir traversé uneépaisseurde35 m , 19de sel partagé en 6 bancs, sans que la limite du sixième ait étéatteinte. Les bancs de sel n’étaient séparés que par des lits d’argileet de gypse de 0 ,n ,12 à 0 m ,15 (1).
Sept autres sondages ont permis de s’assurer de la continuité desmêmes couches dans diverses directions (2). En 1823, des travauxsouterrains ont été entrepris pour l’exploitation du sel gemme deYic. M. Élie de Beaumont donne le détail des couchés traverséesdans ces recherches, que l’envahissement des eaux a fait abandonnerau mois de décembre 1825 (3). Après des sondages préparatoirespour s’assurer de l’existence des bancs de sel au-dessous du solmême de la saline de Dieuze , les travaux de la mine furent ouvertsle 10 mai 1826 (à). ,
(1) Levallois , loc, cit. {Ann. des mines), 3 e sér., vol. IV, p. 39,1833.
(2) L. Cordier, Notice sur la mine de sel gemme qui a été ré-cemment découverte h Vie {Ann. des mines, vol. IV, p. 495). —Darcet, Notice sur In mine de sel gemme de Vie, suivie du rapportfait h l’Académie des sciences , le 15 décembre 1823, p. 31. —Dans tous les travaux on a presque exclusivement traversé, pour ar-river au sel, des marnes et des argiles avec gypse. Six puits ont atteintle sel gemme; un septième, poussé jusqu’à 132 m ,9, ne l’a point ren-contré. C'est celui qui est le plus rapproché de l’affleurement du mus-chelkalk jusques auquel on n'est descendu dans aucun d’eux.
(3) Dans cette exploitation, désignée sous le nom ûepuits Becquey,
le sel gemme a été trouvé à 67"’,6 au-dessous du grès et des marnesavec anhydrite et gypse. Il a été poussé ensuite jusqu’à 169 mètres,et l’on a traversé 1 2 couches de sel d’une épaisseur totale de 65 mè-tres, séparées par 11 couches de marnes et de gypse en partie an-hydre. (Levallois , Mèm. sur les travaux exécutés dans le départe-ment de la Meurthe pour la recherche et l'exploitation du selgemme , dans des mines , 3 e sér., vol. IV, p. 66, 1833, et vol. VI,p. 119, 1834). .
(4) Levallois , Coupe du puits Saint-Étienne {Ann. des mines,3 e sér., vol. VI, p. 123 et 1 35, 1834). Les travaux ont atteint uneprofondeur totale de 209 mètres. Jusqu’à la première couche de sel ona traversé 55 mètres de marne et de gypse, en partie anhydre, puisau delà 1 3 couches de sel d’une épaisseur totale de 58 mètres, sépa-rées par 12 couches d’argile et de gypse.