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8 (1860) Formation triasique / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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GROUPE DES MARNES IRISEES.

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poids, la substitution, dans une masse calcaire, dun atome dacidesulfurique à un atome dacide carbonique entraîne, comme consé-quence, un gonflement dans le rapport de 1 à 12 852 ou de Ym-Or on sait que la congélation de leau est accompagnée dun gonfle-ment de seulement, qui suffit pour faire éclater les vases lesplus solides. Ainsi la tuméfaction presque quatre fois aussi considé-rable dun calcaire changé en anhydrile doit de même avoir soulevéet brisé les parties superposées de lécorce terrestre. Mais si lonsuppose que le calcaire soit changé en sulfate de chaux hydraté, legonflement de la masse sera bien plus considérable encore; il serade plus de moitié, et lon aura un résultat en rapport avec la positionde certains gypses des Alpes et des Pyrénées . Quant à ceux desmarnes irisées, il est possible quil ny ait pas eu dautre gonflementque celui produit par lintroduction de leau nécessaire pour trans-former lanhydrite en gypse, et occasionner une augmentationde tqqq de son volume primitif, effet suffisant pour imprimer auxcouches recouvrantes une disposition analogue à celle que produi-rait une force éruptive.

Rien, poursuit lauteur, nindique précisément que lanhydritedes marnes irisées provienne dune épigénie. Elle est certainementcontemporaine du sel, comme le prouvent les petits filons, com-posés eu partie de sel gemme fibreux et en partie danhydritefibreuse intimement unis ; seulement les masses danhydrite, situéesdans la portion supérieure du dépôt, auront pris de leau, aurontaugmenté de volume et produit les bombements dont on vient deparler.

(P. 93.) Les dolomies des marnes irisées, compactes', à cassureterreuse, en couches parfaitement régulières, quelquefois mêmeschisloïdes, ont été déposées par les eaux h létal de dolomie, nontéprouvé depuis aucun changement, et le phénomène chimique au-quel est due leur composition sest produit lorsque leurs moléculesétaient encore en suspension dans le liquide qui les a abandonnées.Cest dans ce même liquide que se sont déposés le sel et lanhy-drite par une série de réactions dautant plus complexes, dit Hl. Éliede Beaumont , quelle a aussi donné lieu aux couleurs si variées desmarnes irisées. Les teintes rouges sont dues au peroxyde de fer,tandis que ce métal est à létat de protoxyde, peut-être combinéavec la silice, dans les parties bleues. Comme la manière dont celles-ci suivent certaines fentes peut faire présumer quelles résultent delaltération ultérieure des parties rouges, toujours dominantes dail-