GROUPE DES MARNES IRISEES.
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poids, la substitution, dans une masse calcaire, d’un atome d’acidesulfurique à un atome d’acide carbonique entraîne, comme consé-quence, un gonflement dans le rapport de 1 à 12 852 ou de Ym-Or on sait que la congélation de l’eau est accompagnée d’un gonfle-ment de seulement, qui suffit pour faire éclater les vases lesplus solides. Ainsi la tuméfaction presque quatre fois aussi considé-rable d’un calcaire changé en anhydrile doit de même avoir soulevéet brisé les parties superposées de l’écorce terrestre. Mais si l’onsuppose que le calcaire soit changé en sulfate de chaux hydraté, legonflement de la masse sera bien plus considérable encore; il serade plus de moitié, et l’on aura un résultat en rapport avec la positionde certains gypses des Alpes et des Pyrénées . Quant à ceux desmarnes irisées, il est possible qu’il n’y ait pas eu d’autre gonflementque celui produit par l’introduction de l’eau nécessaire pour trans-former l’anhydrite en gypse, et occasionner une augmentationde tqqq de son volume primitif, effet suffisant pour imprimer auxcouches recouvrantes une disposition analogue à celle que produi-rait une force éruptive.
Rien, poursuit l’auteur, n’indique précisément que l’anhydritedes marnes irisées provienne d’une épigénie. Elle est certainementcontemporaine du sel, comme le prouvent les petits filons, com-posés eu partie de sel gemme fibreux et en partie d’anhydritefibreuse intimement unis ; seulement les masses d’anhydrite, situéesdans la portion supérieure du dépôt, auront pris de l’eau, aurontaugmenté de volume et produit les bombements dont on vient deparler.
(P. 93.) Les dolomies des marnes irisées, compactes', à cassureterreuse, en couches parfaitement régulières, quelquefois mêmeschisloïdes, ont été déposées par les eaux h l’étal de dolomie, n’ontéprouvé depuis aucun changement, et le phénomène chimique au-quel est due leur composition s’est produit lorsque leurs moléculesétaient encore en suspension dans le liquide qui les a abandonnées.C’est dans ce même liquide que se sont déposés le sel et l’anhy-drite par une série de réactions d’autant plus complexes, dit Hl. Éliede Beaumont , qu’elle a aussi donné lieu aux couleurs si variées desmarnes irisées. Les teintes rouges sont dues au peroxyde de fer,tandis que ce métal est à l’état de protoxyde, peut-être combinéavec la silice, dans les parties bleues. Comme la manière dont celles-ci suivent certaines fentes peut faire présumer qu’elles résultent del’altération ultérieure des parties rouges, toujours dominantes d’ail-