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leurs, on peut penser que ce serait peut-être de la silice gélatineuseet surtout le peroxyde de fer dans un état de facile altération, quise seraient produits avec les trois substances précédentes.
La probabilité que tous ces effets dérivent d’une même cause ouopération naturelle, c’est qu’ils s’accompagnent en général mutuel-lement, et que dans des dépôts arénacés ou argileux, d’àges trèsdifférents, colorés en rouge par du peroxyde de fer, des teintesbleues, des dolomies et souvent du gypse et du sel gemme, se ma-nifestent sur une étendue plus ou moins considérable. Quant à laraison de ces faits, l’auteur, prenant en considération toutes lesdonnées de la question, convient qu’elle est encore en partie assezénigmatique. Néanmoins ils se sont produits avec une telle persis-tance et d’une manière tellement prononcée, surtout vers le com-mencement et vers la fin de la période du trias, qu’ils ont impriméà l’ensemble de ses dépôts des caractères bien tranchés.
(P. 64.) M. JÉlie de Beaumont décrit également la région desmarnes irisées située an sud de Lunéville , de Noroy à Bayou,puis dans le département des Vosges , où nous le suivrons tout àl’heure.
Dernier travail Les études de M. Lcvallois, que nous avons citées jusqu’à pré-
m. Lcvallois. sent, avaient surtout pour but les recherches qui se rattachent àl’industrie; mais dans un travail plus étendu qui embrasse toute lasurface du département de la Meurthe , il en a considéré les diversterrains à un point de vue plus exclusivement scientifique et plusgénéral. Dans son Aperçu de la constitution géologique de ce dépar-tement, ou Note à tappui d’une carte dressée d'après celle du dépôtde la guerre (1), le savant ingénieur a fait voir que la surface qu’yoccupent les marnes irisées avait une largeur de 34 kilomètres sousle parallèle de Fénestrange, 19 seulement au sud, à la hauteur deGerbeviller, et que leur puissance connue aux environs de Vie etde Dieuze était de 274 mètres. Il y a établi ensuite dans la hauteurtrois divisions que nous désignerons par le nom {['étages,, au lieu decelui de groupe, que nous réservons pour toute la série. Pour nousconformer à noire marche habituelle, nous renverserons aussi l’ordrede bas en haut qu’il a adopté avec les auteurs de la Carte géolo-gique de la France , bien qu’il ait commencé sa description par lapartie moyenne, pour passer ensuite à la supérieure et finir par l’in-férieure.
(1) Ami, des mines, 4 e sér., vol, XIX, p. 63S, 1851.