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8 (1860) Formation triasique / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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EST DE LA FRANCE .

leurs, on peut penser que ce serait peut-être de la silice gélatineuseet surtout le peroxyde de fer dans un état de facile altération, quise seraient produits avec les trois substances précédentes.

La probabilité que tous ces effets dérivent dune même cause ouopération naturelle, cest quils saccompagnent en général mutuel-lement, et que dans des dépôts arénacés ou argileux, dàges trèsdifférents, colorés en rouge par du peroxyde de fer, des teintesbleues, des dolomies et souvent du gypse et du sel gemme, se ma-nifestent sur une étendue plus ou moins considérable. Quant à laraison de ces faits, lauteur, prenant en considération toutes lesdonnées de la question, convient quelle est encore en partie assezénigmatique. Néanmoins ils se sont produits avec une telle persis-tance et dune manière tellement prononcée, surtout vers le com-mencement et vers la fin de la période du trias, quils ont impriméà lensemble de ses dépôts des caractères bien tranchés.

(P. 64.) M. JÉlie de Beaumont décrit également la région desmarnes irisées située an sud de Lunéville , de Noroy à Bayou,puis dans le département des Vosges , nous le suivrons tout àlheure.

Dernier travail Les études de M. Lcvallois, que nous avons citées jusquà pré-

m. Lcvallois. sent, avaient surtout pour but les recherches qui se rattachent àlindustrie; mais dans un travail plus étendu qui embrasse toute lasurface du département de la Meurthe , il en a considéré les diversterrains à un point de vue plus exclusivement scientifique et plusgénéral. Dans son Aperçu de la constitution géologique de ce dépar-tement, ou Note à tappui dune carte dressée d'après celle du dépôtde la guerre (1), le savant ingénieur a fait voir que la surface quyoccupent les marnes irisées avait une largeur de 34 kilomètres sousle parallèle de Fénestrange, 19 seulement au sud, à la hauteur deGerbeviller, et que leur puissance connue aux environs de Vie etde Dieuze était de 274 mètres. Il y a établi ensuite dans la hauteurtrois divisions que nous désignerons par le nom {['étages,, au lieu decelui de groupe, que nous réservons pour toute la série. Pour nousconformer à noire marche habituelle, nous renverserons aussi lordrede bas en haut quil a adopté avec les auteurs de la Carte géolo-gique de la France , bien quil ait commencé sa description par lapartie moyenne, pour passer ensuite à la supérieure et finir par lin-férieure.

(1) Ami, des mines, 4 e sér., vol, XIX, p. 63S, 1851.