DES CATACOMBES.dans l’enceinte des bâtimens de la barrière, sous lespremières voûtes, a quatre-vingt-dix pieds au-dessousdu sol. Nous suivîmes, pendant plus d’un quart-d’heure, les sinuosités d’une galerie étroite, où l’onremarque, de distance en distance, l’indication del’année pendant laquelle les travaux des différentesparties de ces carrières ont été entrepris. Sur le hautde la voûte, et dans toute la longueur du chemin quel’on parcourt jusqu’à la porte d’entrée des Cata-combes , on a tracé une ligne noire, qui peut, aubesoin, servir de fil au voyageur égaré pour se re-trouver dans cet immense labyrinthe. Quelques acci-deris de rochers rompent, à de longs intervalles,l’aspect uniforme de cette galerie, ou viennent aboutirplusieurs embranchemens qui se prolongent sous lefaubourg Saint-Jacques, et jusqu’à l’extrémité dufaubourg Saint-Germain.
Notre guide nous fit quitter un moment le chemindes Catacoiii lies, et nous conduisit à la galerie dite duPort-Mahon , Dans cet endroit, un soldat qui avaitsuivi, en 17 56, le maréchal de Richelieu à Minorque ,et que sa réforme avait forcé de prendre dn travaildans les carrières, s’amusa, aux heures du repos, àmodeler dans le roc un plan en relief des fortificationsde cette île. Ce monument, qui n’en est pas un sous lerapport de Part, atteste cependant, d’une manièrehonorable, la mémoire, et sur-tout la patience decelui qui a p U ? sans aucune connaissance en archi-tecture, sans moyens, et, pour ainsi dire, sans ins-r