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d’esclaves ? de gladiateurs, de criminels condamnés àmort ; et quelques esprits concilians furent d’untroisième avis.
Ceux-ci, en admettant que les Catacombes étaienten effet la sépulture des gens pour qui l’on ne voulaitpas faire les frais d’un bûcher ou d’un tombeau,esclaves, gladiateurs , malheureux, coupables ou in-nocens, condamnés à périr par la main du bourreau,OU sous la dent des bêles féroces, remarquaient qu’un
grand nombre de martyrs y avaient dû trouverplace. De là, la vénération des Chrétiens pour ceslieux auparavant abhorrés, l’habitude qu’ils prirentde s’y retirer durant les jours de persécution, d’ycélébrer les saints mystères , et de s’y faire inhumeravec plus ou moins de pompe dans les temps decalme : de là, tant de reliques authentiques, commele prétendent le Catholiques, et tant d’autres apo-cryphes , ainsi que le soutiennent les Protestans.
Nos Catacombes sont, comme celles des Romains,pratiquées dans les excavations d’anciennes carrières.Et, bien qu’on ne s’en occupe dans les salons deParis que depuis quelques mois, leur existence dated’environ vingt-cinq ans.
On souffrait , depuis bien des années , à Paris plus que par-tout ailleurs, de l’usage qui permet-tait d’enterrer les morts dans l’enceinie des villes , etjusque sous le pavé des églises ; mais les plaintes à cesujet, de même que sur tant d’autres, redoublèrentvers lé milieu du dix-huitième siècle. Rien, sans