DES CATACOMBES. 35»
où, quelque vastes que soient les cimetières, lessépultures sont sujettes à être rouvertes après quel-ques années, bien avant que les ossemens soient
consumés.
M. B.
Sous la vaste plaine du faubourg Saint-Germain,que couvrent les rues de Saint-Jacques , de la Harpe,de Tournon, de Vaugirard , l’Qdéon, l’église Saint-Sulpice, le Panthéon, le Val-de-Grâce, l’Observa-toire, et bien avant jusqu’à Mont-Rouge, sont d’im-menses carrières, dont la première origine sembledue au besoin d’extraire des pierres pour élever lesédifices qui se construisent sur cette partie du solde la capitale. De sorte, comme l’a dit Mercier, quetout ce qu’on voit en dehors, manque essentiellementdans la terre aux fondemens de la ville. Ces fouilles,faites d’abord au hasard et sans choix, parce qu’iln’était pas probable que les habitations de Paris s’éten-draient jusqu’à cette distance, ont été depuis régu-larisées tellement, que chaque rue souterraine cor-respond à la rue supérieure, et que les n° 8 desmaisons ont, en bas, des n os correspondans. A cemoyen, il ne se fait point un éboulement, qu’aumeme instant on ne puisse savoir où doit s’appfiq uerle remede, Eh ! sans cette précaution, quelle serait, la