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Tome V. [Livre III.]
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auquel arrivent la plupart d’entre eux, sansavoir éprouvé plus de maladies qu’il n’en existedans d’autres pays. Il est à regretter que lesendroits malsains soient les plus productifs pourle fermier, et demandent moins de dépenses.Outre cela, le voisinage des eaux suffit toujourspour engager à s’établir sur les bords des ri-vièi’es, quelque bas et marécageux qu’ils soient :voilà ce qui a fait considérer le pays commeétant généralement défavorable à la santé ,quoique l’étendue des lieux bas et malsains nepuisse être nullement comparée à celle desterres hautes et salubres encore en friche. Onsait aussi que le pays perd de ses effets nui-sibles, d’autant plus qu’il y a plus long-tempsqu’il est cultivé. Les états de la Nouvelle-Angle-terre sont assez communément exempts defièvres intermittentes ; ce qui n’arriva que long-temps après que les premiers établissemensfurent formés. Cette maladie attaqueaujourd’huiles habitans des contrées alluviales de l’ouest,particulièrement ceux qui arrivent d’Europe ,jusqu àce qu’ilsy soient acclimatés. Mais lespaysmontueux, ou ceux dont le sol est calcaire, nela connaissent point. Un des voyageurs les plusmodernes (i) a peint de cette manière ses

(0 Tableau du climat et du sol des États-Unis , parM. de Volney, chap. io , p. 3og.

Tome Y.

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