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indique de semblables traces à Goumois, aussi sur le Doubs ;aucun document connu ne fait mention de ces lieux, et il estdouteux s’il faut les ranger parmi les établissemens # desTempliers .
On pourrait aussi indiquer quelques ruines entre Bre-moncourt et le village de la Motte, où la tradition rapporteque les chevaliers du Temple avaient une maison assezimportante ; mais là aussi on a cru reconnaître des débrisromains.
NOTE XVI. page 30.
Montvouhai.
Ce château, décrit dans le texte de cet ouvrage, étaitun fief de l’évêché de Bâle , qui fut inféodé à diversesfamilles nobles.
Au milieu du quatorzième siècle le pays fut affligé d’hor-ribles calamités : un effroyable tremblement de terre , pré-cédé d’autres terribles secousses, ébranla les rochers etles montagnes dans la nuit du 18 octobre 1356; plus de50 châteaux furent renversés et détruits. Alors aussi arrivacette peste inouïe, que Boccace a si admirablement décrite;et enfin la contrée fut menacée et souvent infestée par deshordes de brigands qu’on appelait les Anglais , parce qu’ilsavaient servi parmi les troupes de cette nation dans sesguerres avec la France .
Tout était en confusion dans l’éypché de Bâle : l’évêque,Jean Senn de Munzigen, malgré sa bonne administration,ne pouvait suffire contre tant de maux, et il se commettaitde grands désordres qu’il ne pouvait empêcher.
Durant les dernières années de son épiscopat, Simon deSaint-Aubin , noble Bourguignon, était seigneur de Mont-vouhai , et respectait peu le bien d’autrui, suivant l’usagemalheureusement trop commun à celte époque. Comme il