honte) et chacé feurt la mere de la femme et la femme dudict Symon, sans cause raisonnable », etc. (*).
Cet acte, fort long et diffus, répète plusieurs fois les mau-vais traitemens exercés sur les dames du château et lepillage des meubles.
Quelques années plus tard, l’évêché de Bâle ayant étédépouillé d’une grande partie de ses domaines, que desévêques délapidateurs vendirent et aliénèrent pour en con-vertir le produit en prodigalités, il arriva que les comtesou seigneurs de Neuchâtel en Bourgogne , s’emparèrent, àdivers titres, d’un grand nombre de seigneuries parmilesquelles se trouva Montvouhai.
Aymé de Saint-Aubin, fils de Symon, tenait ce châteauen fief de Thiébaud de Neuchâtel ( 2 ), mais ayant eu quel-ques difficultés avec son suzerain, celui-ci, avec l’aide deshabitans de Saint-Ursanne , commandés par- leur châte-lain, Henry de Vaillant, assiégea et prit de force Mont-vouhai. Le 47 mars suivant, 4390, il fit promettre au sirede Saint-Aubin de ne point tirer vengeance de ce siège etde renoncer à toute espèce de dédommagement pour lespertes qu’on lui avait fait essuyer à cette occasion ( 5 ).
La tradition rapporte que Montvouhai fut une fois sur-pris par trahison, au moyen d’une ruse de guerre qu’em-ploya un chevalier, et d’autres disent une femme déguiséeen pélérin ; mais la date de ce fait n’est pas déterminée.Or, les deux actes précédens et les documens renfer-més dans nos archives ne racontenf rien de semblable.Montvouhai fut pris de force deux fois dans la secondemoitié du quatorzième siècle, et non par ruse, ensorte quecette tradition doit se rapporter à une époque antérieure.
Aymé de Saint-Aubin donna sa fille Jeanne en mariage
(') Archives de l'Evêché. Copié de l’original.