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nostræ actionis paginæ temerariis ausibus obviam præ-sumpserit et eam in quavis porte infrigere. Conservantibusautem sit pax exultatio et omnium bonorum multiplicatio.Amen.
NOTE XVIII. — page 40.
La Pierre-Percée.
Nous ne répéterons pas la savante dissertation que nous alaissé M. de Golbery au sujet de la Pierre-Percée , étantparfaitement d’accord avec lui sur l’origine toute celtiquede ce monument, qui, sans nul doute, faisait partie d’unautel druidique, entouré jadis d’une forêt de chênes, quenous rappelent encore les documens du moyen-âge.
Nous né rapporterons pas toutes les traditions populairesqui se rattachent aux cérémonies religieuses qu’on faisaitautrefois en ce lieu, nous citerons seulement ce qui a rap-port aux plaids ou assises qu’on tint pendant des sièclesprès de la Pierre-Percée. .
On sait que l’usage de rendre la justice en plein air etsous des arbres, est d'origine celtique. Les druides main-tinrent encore longtemps cette coutume dans les Gaules ,même après leur conquête par les Romains. L’empereurAuguste leur avait laissé leur culte, n’abolissant que les sa-crifices humains; mais la doctrine des druides alla en dé-périssant , par suite de son contact avec celle des conqué-rans; ce n’était plus qu’un composé de mythes romains,grecs, orientaux , recouvert d’une teinte celtique.
Lorsque le christianisme répandit ses premières lueurschez les peuples païens, les Apôtres de l’Evangile n’osè-rent attaquer de front toutes leurs superstitions, tousleurs usages ; il fallut transiger avec eux, et en quelquesorte approprier la religion du Christ aux idées des peu-ples. On concilia les anciennes croyances avec les usages