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ceux d’advocatie sur ces débris des possessions de leursancêtres (*).
Les fréquentes querelles que ces droits mal déterminésavaient fait naître entre eux , s’étaient terminées par unecatastrophe dans la maison de Ferrelle. Le vieux comteFrédéric, aidé de ses fils, Louis, dit le Colère (Grimel), etUlrich, précédemment avoué de la haute Alsace , s’étaitpermis d’arrêter l’évêque Henri de Thun, près du châteaud’Altkirch, et de lui extorquer par la violence des actesde renonciation sur bien des droits litigieux.
L’évêque, s’étant tiré des mains de ses ennemis , obtintcontre eux une sentence redoutable, rendue le 31 décem-bre 1232 , par laquelle ces comtes orgueilleux furent con-traints de se soumettre à une pénitence publique et humi-liante , qu’ils subirent à la face de toute la population deBâle et des habitans de la contrée ( 2 ).
Cet affront sanglant excita la division parmi les troiscomtes et, à peine rentré dans son château, Frédéric futassassiné par un de ses fils. Pour comble d’iniquité l’inno-cent fut puni pour le coupable : Ulrich accusa le violentLouis, et celui-ci passa dans l’histoire pour le parricide,tandis que son frère recueillait la meilleure partie de l’héri-tage paternel ( 3 ).
Le partage des biens de cette famille occasionna beau-coup de difficultés. Le comte de Montbéliard , époux d’Alixde Ferrette, exigea sa part de succession. Ses beaux frères,Berthold de Ferrette, chanoine de la collégiale de Bâle , etAlbert de Ferrette, peu connu de l’histoire, ne renoncè-rent pas à leurs droits. Elvige, de la maison d’Aurach ,
(■) Sclioepflin, Als. illust., t. II, p. 5.
( a ) Voyez Hergotl, Geneal. diplom. Habsl)., t. II, p. 241. Arch. de l’év.de Bâle . — Wurstiesen. — Schœpflin, Alsat. illust., t. II. — Histoires raa-nuscr. des comtes de Ferrette , par A. Quiquerez , et autres.
( 3 ) Confession demort d’Ulrich de Ferrette, t275. Acte original. — Hist.manuscr. des comtes de Ferrette .