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mini Episcopi, nullus prædictorum comitum schaflna-rius (*), in prœdictislocis, de facienda justicia intromitteredebent, nisi tantum villici. Et si forte aliquisint, dequibusdicti villici justiciam facere non possent, ad quemcumqueprimo fîet déclaratio, sive Episcopum, sive ad comitemillejusticiam faciet, et quidquid de justicia acquisitum fuerit,inter ipsos æqualiter dividetur. Item si dom. Episcopus, velcornes, ad dicta loca personaliter accesserit, villicus loci dehominibus advocatiæ et fœnum et stramen et gallinas com-petenter exhibebit, alia sibi necessaria faciet emere, proutviderit sibi expedire. Item quandoumque Episcopus etcornes ita convenient, quando in hominibus aliquam exac-tionem facere voluerint, ad villicum loci nuncios suos de-bent mittere, et ille coram eis exactionem debent facere ;et Episcopo primo mediantem reddere, et etiam postea ad-vocato ( 2 ). Et si de hominibus aliqui rebellus fuerit, per
(') Schoffinarius, oflicialis. Villicus, de villa, major, meyer, maire, kel-ler, pfleger, étaient des officiers subalternes, qui n’ont porté chez nousque les noms de maires ou yillici. Ils tenaient quelques fois leur office enfief. On en établissait non-seulement dans les villes et les villages, maisencore dans les fermes ou métaiiies , Meyerhof ; c’étaient alors des régis-seurs. Dans les localités de quelque importance, leurs fonctions étaientassez considérables pour être briguées par la noblesse, et même ils for-maient une espèce de classe noble. Les keller, kelner, cellerarius, celle-riers étaient adjoints au maire ; et dans les monastères c’étaient les écono-mes; dans les cités, les receveurs. Us exerçaient quelquefois la basse juri-diction au nom du seigneur ; mais dans l’évêclié de Bâle ce n’était pasl’usage, comme le prouve aussi le titre ct-dessus, qui leurj interdisait cesfonctions. ~
(’) II y avait plusieurs espèces d’avoués et d’advocalie. Reiclivogt étaitl’avouerie impériale; Kastvogtei, avouerie épiscopale ou ecclésiastique. LeReiclivogt ou avoué impérial, était le vicaire de l’empereur et exerçaitun grand pouvoir. C’était la charge que remplissait Ulrich de Ferrette dansla haute Alsace. Le Kastvogt était le défenseur des églises et abbayes, leurprotecteur, chargé de leurs affaires temporelles et exerçant la juridictioncivile sur leurs sujets. On les appela aussi châtelains de Castaldi. — Her-gott, t. II, n. 625, apud Scherz, p. 764. — Schœpflin, Alsat. illust., t. II.— Ducange. — J. J. Isely, Mémoires sur les Waldstetten, publiés par laSociété de la Suisse rom., t. II, p. 9.