VI
copies de ces actes, en fouillant toutes les archivesde nos Princes-Evêques et de nos anciens monastè-res , qu’on peut quelquefois trouver le mot de l’é-nigme de certains documens ; ce n’est qu’en parcou-rant le pays, en explorant les ruines, en consultantla tradition, nos vieux usages, les urbaires, les rô-les ou rapports formant jadis nos constitutions, qu’onparvient à jeter quelque lumière sur les ténèbres dumoyen âge.
Nous n’avons pas eu de chroniqueurs dans l’Evê-ché de Bâle . Aucun Froissard n’a écrit les faits etgestes de nos souverains : leur histoire se confondavec celle des pays voisins, ou bien elle n’a été écritequ’imparfaitement dans les derniers temps, et en.core n’est-ce pas l’histoire du pays, mais seulementcelle de ses princes. Pour le faire actuellement, ilfaudrait compulser les écrits de cent auteurs, lesarchives disséminées de nos évêques et de nos monas-tères , eelles des villes et des villages, et un tel tra-vail demanderait un temps et des connaissances queje n’ai pas.
Cependant, en voyant dans mes cartons un grandnombre de notes et de documens précieux qu’on nepeut faire figurer dans une histoire générale du pays,je n’ai pu résister à la tentation d’en publier quel-ques-uns, en m’appuyant des citations qui peuventconstater l’antlienticité des sources ou je les ai pui-sés, ou l’analogie des faits que j’ai rapportés, avecceux des contrées voisines.