grands désastres : on n’en trouve plus que quelquesliasses déposées, par hasard, à la préfecture de De-lémont, à Berne , et bien peu à Porrentruy . Cellesde Moutier-Grand-Val et de Saint-Ursanne ont,pour ainsi dire, disparu entre les mains de chanoi-nes négligens , et, en dernier lieu ? lorsque la révo-lution française supprima les corporations religieu-ses. Cependant je suis heureux de pouvoir direqu’une bonne partie est actuellement déposée à Por-rentruy. Cette ville a aussi des archives fort intéres-santes, mises en ordre par les soins de mon père;celles de Delémont ne sont pas riches en anciens di-plômes, mais elles sont conservées avec soin. Quel-ques communes ont aussi des doeumens, mais ellessont pauvres en actes anciens. Enfin, des particu-liers ont sauvé de la destruction quelques débrisd’archives que leurs parens, religieux dans des mo-nastères , avaient emportés lors de la dissolution deleurs couvens.
En général, ces divers dépôts d’archives ne ren-ferment guère de diplômes antérieurs au xi e siècle. Ily a bien des copies authentiques d’actes plus anciens,mais les originaux n’y sont plus. Beaucoup de sceauxont été brisés par négligence ; quelques-uns méri-tent cependant encore l’attention des archéologues,et je citerai partieulièi’ement, dans les archives deBerne , les diplômes des empereurs d’Allemagne etdes rois de France , dont les sceaux sont enfermésdans des boîtes d’argent ou de bois ouvragé.