XII
corporation n’ait péri dans ies luttes qu’il lui fallutsoutenir pour passer de l’état de servitude à celuid’un affranchissement soumis à une loi commune htoute la nation.
On ne devrait pénétrer sous les voûtes qui renfer-ment ces archives que comme dans un lieu sacréou un mausolée solennel rappelant les pensées ellesactions des générations passées, où chacune d’ellesa laissé la trace de sa vie, de ses mœurs, de ses usa-ges, et où, actuellement les arts et les sciences peu-vent venir puiser d’intéressantes instructions. Ence lieu, tout est sujet à l’étude , depuis le parche-min sur lequel Charlemagne posa sa puissantemain jusqu’au modeste carnet dans lequel un hum-ble moine écrivait des remarques sur la vie mono-tone de son monastère.
A ces actes antiques sont d’abord appliqués enplacards les sceaux en cire des empereurs et des au-tres souverains, empreintes symboliques dont cha-que trait a une signification mystérieuse. Plus tard,vous les trouverez appendus aux chartes, avec descordons de soie, de fil ou de parchemin. Tantôtc’est un évêque assis sur un chien, emblème de lafidélité ; il vous menace de son bâton pastoral, signede sa puissance, et vous bénit de sa droite, pourvous accoutumer à plier le genou devant lui. Ail-leurs, c’est un puissant comte, monté sur son cour-sier fougueux, sans selle, ni caparaçon, mais avec