Tous les pompeux titres de noblesse, ces arbresgénéalogiques où jadis s’étalaient les seize quartiersd’une illustre maison, sont entassés pêle-mcle avecles papiers de quelques obscurs bourgeois; la pous-sière les recouvre comme la terre ensevelit indis-tinctement les restes de toutes ces génératious pas-sées.
Le testament de l’évêque Sigismond de Rheinachest placé en face de la sentence de mort de Pierre Péquignat , de Fridolin Lion, de Jean-Pierre Riatet de Pierre-François Choullat, ces défenseurs desdroits du pays.
Les titres de propriétés de nos envabissans mo-nastères sont enterrés sous les liasses des ventes dedomaines nationaux. lies sceaux de Rodolphe deHabsbourg pendent à côté de ceux de Henry deNeuchâtel, et l’élévation du comte ne fait plus blas-phémer l’évêque. Des lettres de manumission se trou-vent avec des actes de vente ou de partage de serfs ;les franchises d’une ville avec une prestation d’hom-mage; l’inféodation d’un orgeuilleux manoir, aveccelle d’un four banal ; et cette réunion d’actes ou d’é-lémens aussi hétérogènes, n’est pas l’effet du hasardou d’une classification faite à plaisir, car si vouscherchez, par exemple, les liasses concernant uneville, une commune, vous pourrez quelquefois sui-vre toute son histoire commençant dans l’esclavageet finissant toujours par la liberté, a moins que cette