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blesse du pays. Etant occupé à transplanter T engeancemonacale à l’abbaye de Saint-Urbain , qu’on venait de fon-der, et ayant eu l’occasion de loger dans ses voyages,chez le puissant comte de Thierstein , il avait remarqué safille Aëlis ou Adélaïde , et pensé qu’elle serait une dignecompagne pour le baron d’Asuel . Mais le pieux Rodolphen’était pas homme à donner sa Allé à un perturbateur decouvent, et il ne fallut rien moins que l’intervention deConrad pour le faire consentir à cimenter la paix entre Lu-celle et Asuel , par l’union d’Adélaïde avec le baron JBour-card
L’abbé de Lucelle ayant réussi dans ses négociations etfait goûter ses projets aux intéressés, Lutliold d’Asuel,parent de Bourcard, et Hélinand , le privé clerc et dépen-sier de Conrad, furent envoyés chez le comte de Thier stein , « qui noble et preus estait aux armes, simple et» cremans Dieu. » Ils lui demandèrent la remise de satille pour le seigneur Bourcard, « qui la voulait épouser et» prendre à feme ( 4 ).»
» De ces nouvelles, dit la chronique, li comte fu moult» liés et fist grant joie et grant festes aus messaiges, et» leur donne sa fille Aëlis moult bien endoctrinée et eu-» soignée en sens et courtoisie et en toutes bonnes mœeurs» dès le temps de s’enfance. »
« Li messaiges repçurent la pucelle Aëlis , qui belle» estait et doubtant Dieu , et Luthold li vieil chevalier l’é-» pousa par procuration et coucha sur un lict tout courtoi-» sement, et de ce monstrerent-ils lestres patentes et in-» strumens publics. La convoyèrent ainsi en grant arroi
(■) Un acte de Bourcard d’Asuel, dans lequel il nomme Rodolphe deThierstein son parent, fait présumer qu’il était son gendre ou son beau-frère. On ne peut savoir si ce Rodolphe était le père ou le fils. On voit dèslors la maison d’Asuel possède r une terre près de Pfeffmgen, château ap-partenant aux comtes de Thierstein . Archives d’Asuel , acte de 12âl.