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€’est une description des terres ou propriétés de cette ri-che abbaye , indiquant leur provenance , droits, reve-nus , etc.
Les autres manuscrits de cet auteur ne sont guère quedes abrégés des précédens.
Les derniers moines de Lucelle ont été moins soigneuxdes ouvrages précieux qu’ils possédaient. Ils ont fait descouvertures de livres avec des missels magnifiques, écritsur des feuillets de parchemin , ayant 20 pouces de hautsur 30 pouces de large. Un autre de 24 pouces sur 16, aété employé par eux à envelopper les paperassses les moinsimportantes de leurs archives. Tous deux appartiennent àla fin du quinzième siècle.
A l’exception des jésuites Sudan , qui nous ont laissé,Basilia sacra, imprimé àPorrentruy en 1658, le P. Voi-sard, une histoire manuscrite de l’Evêché de Bâle , en1781 , un autre, l’histoire de la guerre des Suédois dansle même pays, je regrette de ne pouvoir citer les ouvragesqu’ont pu produire les autres monastères de l’ancien Evê ché de Bâle , que je n’ai trouvé cité dans aucun auteurMoutier-Grand-Val, cette riche et puissante abbaye, dansses onze siècles d’existence, ne nous a fourni aucun écri-vain connu, si ce n’est Bobolène, qui a écrit la vie de saintGermain , premier abbé de son monastère , martyrisé en610, et Jean-Philippe de Vorbourg, qui a fait imprimer ,en 1645 , une histoire romaine, dans laquelle on voit beau-coup de recherches. Bellelai, fondé vers 1140, n’a pasété plus fécond en savans, mais peut-être la dispersion deses archives et bibliothèque, vers 1796, nous a-t-elle privéde leurs ouvrages.
Je n’ai rien pu découvrir des œuvres des chanoines deSaint-Ursanne , si riches et si désœuvrés, et malheureuse-ment , ce n’est pas seulement dans les monastères de l’an-cien Evêché de Bâle qu’on observe cette négligence pour