tistes habiles qui savaient non seulement copier les livresd’église, mais encore les orner de vignettes, d’arabesques,de miniatures et d’autres ornemens qui rappellent actuel-lement les mœurs, les usages , les costumes, les armes destemps où ils écrivaient.
M. Auguste de Bastard s’occupe dans ce moment à pu-blier un ouvrage précieux, sur les peintures et ornemensdes manuscrits du quatrième au seizième siècle.
Le second auteur que nous a fourni Lucelle , est Bour-card, de la maison noble de Landskron , abbé de Lucelle ,de 1298 à 4305. Il a écrit une espèce de terrier ou urbaire,intitulé : Auro Claudendus liber.
L’abbé Bernard Buchinger a publié, en 1666 , un abrégéde l’histoire de Lucelle , en allemand et en latin, imprimé àPorrentruy et intitulé : Epitome fastorum Lucellensium (').
Théobald Kaufmann, moine de Lucelle , dans la der-nière moitié du dix-huitième siècle, avait copié tous lestitres, chartes et documens de son abbaye. Mais cet ou-vrage précieux s’est perdu à l’époque de la dissolution dumonastère.
Bernardin Walch, originaire de Winckel, fut pendant40 ans moine à Lucelle , il mourut en 1760. Il était archi-viste et il eut grand soin de mettre en ordre tous les docu-mens que renfermaient les archives de son couvent.
Il nous a laissé plusieurs manuscrits fort curieux. Le plusimportans est son Missellenaea Luciscellentia, en deux vo-lumes in-folio, auquel il avait travaillé pendant plus de 40ans, ainsi qu’il nous l’apprend dans sa préface. Il renfermenon seulement l’histoire de Lucelle , mais encore celle desmonastères nombreux qui en dépendaient ; il y a joint desplans, dessins, armoiries, portraits, sceaux, etc.
Un autre manuscrit est intitulé : Apophaùs Lucellensis.
(') Buchinger donne une table des ouvrages qu’ii a consultés et danslesquelles on voit encore quelques manuscrits de son abbaye, p. 5.