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7 (1805) Lettres familières
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l8 A R S A C E

aucune ressource, et j'en trouvois par-tout. Lor, les pierreries , les bijouxsembloient se présenter h moi. Côtoientdes hasards , me direz-vous. Mais doshasard si réitérés et perpétuellementles mêmes, ne pouvoient guère être deshasards. Ardasire crut dabord que jevoulois la surprendre , et que javoisporté des richesses quelle ne connois-soit pas. Je crus à mon tour quelle enavoit qui métoient inconnues. Mais nousvîmes bien l'un et l'autre que nous étionsdans lerreur. Je trouvai plusieurs loisdans ma chambre des rouleaux ily avoit plusieurs centaines de dariques : >Ardasire trouvoit dans la sienne des boî-tes pleines de pierreries. Un jour que jeme prornenois dans mon jardin , unpetit colTre plein de pièces dor parut àmes jeux, et j'en apperçus un autre dansle creux dun chêne sous lequel jalloisordinairement me reposer. Je passe lereste. Jetois sur quil ny avoit pas unseul homme dans la Médie qui eût quel-que connoissance du lieu je inétoisretiré ; et dailleurs je savois que jenavois aucun secours à attendre de cecolé-. Je me creusois la tête pour pé-nétrer d me venoient ces secours.