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aucune ressource, et j'en trouvois par-tout. L’or, les pierreries , les bijouxsembloient se présenter h moi. Côtoientdes hasards , me direz-vous. Mais doshasard si réitérés et perpétuellementles mêmes, ne pouvoient guère être deshasards. Ardasire crut d’abord que jevoulois la surprendre , et que j’avoisporté des richesses qu’elle ne connois-soit pas. Je crus à mon tour qu’elle enavoit qui m’étoient inconnues. Mais nousvîmes bien l'un et l'autre que nous étionsdans l’erreur. Je trouvai plusieurs loisdans ma chambre des rouleaux où ily avoit plusieurs centaines de dariques : >Ardasire trouvoit dans la sienne des boî-tes pleines de pierreries. Un jour que jeme prornenois dans mon jardin , unpetit colTre plein de pièces d’or parut àmes jeux, et j'en apperçus un autre dansle creux d’un chêne sous lequel j’alloisordinairement me reposer. Je passe lereste. Jetois sur qu’il n’y avoit pas unseul homme dans la Médie qui eût quel-que connoissance du lieu où je in’étoisretiré ; et d’ailleurs je savois que jen’avois aucun secours à attendre de cecolé-là. Je me creusois la tête pour pé-nétrer d’où me venoient ces secours.