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7 (1805) Lettres familières
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E T I S M É N I E. ÏQ

Toutes les conjectures queje faisois, sedétruisoieut les unes les autres.

On fait, dit Aspar en interrompantArsace, des contes merveilletix de cer-tains génies puissans qui sattachent auxhommes, et leur font de grands biens.Rien de ce que jai ouï dire-dessusna l'ait impression sur mon esprit; maisce que jentends métonne davantage :vous dites ce que vous avez éprouvé, etnon pas ce que vous avez ouï dire.

Soit que ces secours , reprit Arsace,fussent humains ou surnaturels, il estcertain quils ne me manquèrent jamais,et que de la même manière qu'un» in-finité de gens trouvent par tout la mi-sère , je trouvai par-tout les richesses ;et, ce qui vous surprendra , elles ve-noient toujours à point nommé : je naijamais vu mon trésor prêt à finir, quunnouveau- nait dabord reparu ; tant lin-telligence qui veilloit sur nous éloit at-tentive. 11 y a plus; ce nétoient pas seu-lement nos besoins qui étoient prévenus,mais souvent nos fantaisies. Je naimeguère , ajouta-t-il, à dire des chosesmerveilleuses. Je vous dis ce que je suisforcé de croire, et non pas ce quil fautque vous croyiez.