FAMILIÈRES. 2tlf
Nantes m’a beaucoup diverti. Un ban-quier a raison de se figurer qu’un hommequi s’adresse à lui pour chercher de®académies, parle de celles de jeux, étnon des académies littéraires, où il n’y arien à gagner pour lui. Le curé voit ensonge son clocher, et sa servante y voitsa culotte. Je savois bien que vous aviezfait vos preuves de coureur ; mais jen’auroîs pas cru que vous pussiez fairecelles de-courier. M. Stuart dit que vousl’avez mis sur les dents. Quand vous vousembarquerez une autre fois, embarquezvotre chaise avec vous ; car on ne re-monte pas les rivières comme on les des-cend. J’espère que vous ne vous presse-rez pas (le partir pour l’Angleterre; ilseroit bien mal-à vous de ne pas attendre!quelqu’un qui fait cent cinquante lieuêspour vous aller trouver, Je compte d’ètreà Paris vers le 17; vous avez le temps,comme vous voyez, de vous transporterdans la rue des Rosiers ; car il ne fautpas que vous vous éloigniez trop de moi.Adieu, je vous embrasse de tout moncœur.
De Bordeaux, U 2 Juillet 17 ,( 9 .
Tome FIL
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