CHAPITRE PREMIER.
\I. S. P. Pratl (1) avait annoncé qu’au pied sud de la SierraMorena, non loin de Cordoue , et sur une assez grande étendue, ilexistait des calcaires horizontaux, appuyés contre les couches re-dessées du système carbonifère, et presque entièrement composésde Vummulites semblables à celles de Biaritz (Basses-Pyrénées ); desou côté M. Leymerie (2) avait présumé que certains dépôts avecTérébratules et échinodermes du même pays, placés par M. Leplay dans la formation tertiaire moyenne, pouvaient en réalité apparte-nir h la période nummulitique ; mais les observations récentes deM. de Verneuil et les échantillons qu’il a recueillis à Villa-Franca,cinq lieues à l’est de Cordoue , nous ont fait naître comme à lui desdoutes sur l’exactitude du rapprochement précédent. En effet, cescalcaires jaunes ou gris, durs et solides , sont remplis, non pas devéritables Nunnnulites, mais d'Operculina complanata, d’Orb., co-quille très caractéristique des faluns des bassins de l’Adour et de laGaronne , des couches de Superga, etc., et qui se retrouve avec unéextrême abondance aussi à Villa-Nueva del Rio, neuf lieues à l’estdeSéville , où M. de Verneuil l’a rencontrée avec un de ces grands Cly-péastres qui caractérisent également la formation tertiaire moyenne.Il est donc assez problable que toute celte partie de la vallée duGuadalquivir est occupée, comme on l’avait d’abord pensé, pardes dépôts de cette dernière formation.
M. Ainalio Maestre (3), en décrivant les environs de Malaga ,avait réuni à la craie les couches nummulitiques des environs decette ville, et particulièrement celles des carrières du Cerro de SanAnton ou Tetas de Malaga ; mais il résulte d’une communication